vendredi 12 septembre 2014

Orenda



il n'y a
plus d'eau
ni de mots
pour détresser
la nuit

la rendre
vive au jour et
tout recommencer

il n'y a plus
d'orichalque
et pas plus de
tambour

à frapper
contre soi
quand l'herbe
déverdit

et les chansons aussi
sont parties
dans la neige

elles ne
reviendront pas
même au prochain
soleil

et les chansons aussi
ont un goût
que n'allègent

ni le vin
ni le ciel
ni ton bras contre
le mien

il n'y a
plus d'eau
ni de mots
pour atteindre
la nuit

pour lui ôter
le cœur
et pour le remonter

pour montrer 
patte blanche et
souffler la flammèche

avant l'obscurité
sur l'asile
et les buis

il n'y a
plus d'eau
ni de mots
pour atteindre
la nuit












5 commentaires:

  1. un chanson dans le rythme, poésie douce et triste, tressée de lumière

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  2. merci pour les vagues de ton écriture....un terrain d'émotions

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