lundi 29 avril 2013

Une chanson de geste pour les lunes pleines




La parole érudite est un chant funéraire
La parole vraie ne se sait pas elle-même
Le langage est un deuil qui se porte tout seul

Tout seul contre lui-même tout seul contre la tourbe
Tout seul contre moi je lie et relie les
Mêmes brins d'herbe enragée

Je ne veux pas de ce qui se dit devant la foule
Je ne veux pas de désir je ne veux pas d'opinion
Je veux juste trouver une autre combinatoire pour

Mes cailloux de la nuit
Mes opprobres contraires
Un système apportant l'eau à l'eau et rien d'autre

Une fois ma tête passée au fil du vent
Je peux avancer seul
Je peux inventer dans ma peur des souterrains secrets

Je n'ai plus de pensée pour contenter le néant
Un sabre au clair, une eau, une pensée défaite


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