vendredi 11 janvier 2013

xuchilbara

tu me dis d'être heureux
ce n'est pas ce que j'aime
car je suis comme
l'ombre au soleil de juillet
saoule cherchant refuge au bas
des murs
de pierre
ombre à la pierre au cou
au bord de la rivière

je crois que j'aimerais
perdre sous moi le sol
oublier un instant
la blancheur révérée
mais jamais non jamais
la rive ne me cède

vois la ville
et son cœur
d'eaux tièdes et immobiles
vois comment tout me voue
à la marche forcée
vaille que vaille le ciel comme un cintre à mon dos
enfilé




extrait d'un recueil en préparation, Poèmes écrits dans ma voiture

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